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Impôts en Suisse pour un nouvel arrivant : que faire la première année ?
Permis B et impôt à la source, demande de TOU au 31 mars 2027, pilier 3a et déclaration selon le canton : les démarches de la première année.
Résumé · réponse directe
La première année, un salarié au permis B vérifie la retenue à la source faite par l'employeur, puis si une déclaration ou une taxation ordinaire ultérieure est nécessaire. Un versement au pilier 3a n'est pas ajouté automatiquement à cette retenue : pour les revenus 2026, la demande de TOU se dépose au plus tard le 31 mars 2027, date distincte du délai cantonal de la déclaration ordinaire. L'assujettissement commence au domicile fiscal, pas à la seule remise de la carte de séjour.
Vérifié le 29 septembre 2026 sur la base de la LIFD (Fedlex, état au 1er janvier 2026), de l'OPP 2 art. 60b (Fedlex, état au 1er août 2026), de la page AFC « Impôt à la source », du dossier AFC « Imposition à la source » (état au 1er janvier 2025), des plafonds 3a 2026 de l'AFC, et des pages genevoises sur la TOU et les biens immobiliers.
Ce texte décrit le cadre général. Il ne remplace pas une décision de taxation ni un conseil fiscal personnel. Le point sur le 3e pilier et le 2e pilier se fait via le site.
À retenir
Délai clé
Revenus 2026 : demande de TOU au plus tard le 31 mars 2027, délai de péremption (art. 89a LIFD). Le délai de remise de la déclaration ordinaire est celui du canton de domicile, pas cette date fédérale.
Plafonds 3a 2026
Selon l'AFC : 7 258 CHF avec un 2e pilier, et jusqu'à 20 % du revenu de l'activité, au maximum 36 288 CHF, sans 2e pilier. L'effet sur l'impôt dépend du canton, du revenu et des déductions. Ce n'est pas une économie fixe.
Action
Choisissez votre profil ci-dessous, notez la prochaine échéance, puis faites le point sur un 3a ou un rachat LPP avant la fin de l'année civile.
Vous venez de vous installer en Suisse ? Si vous travaillez avec un permis B, votre employeur prélève généralement l'impôt à la source sur votre salaire. Selon vos revenus, votre fortune et votre canton, vous devrez peut-être aussi remplir une déclaration. Si vous versez au pilier 3a, vérifiez à temps comment faire valoir cette déduction : elle n'est pas ajoutée automatiquement à votre retenue sur salaire. Le point sur un 3e pilier ou un rachat de 2e pilier se fait avec ces délais. Ce texte ne calcule pas un impôt personnel et il ne promet pas une économie.
Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur la LAMal.
Checklist
Mon profil → ma démarche → mon délai
- Salarié permis B imposé à la source. Ce que je vérifie : le barème appliqué par l'employeur, et le fait que la retenue porte sur le salaire, pas sur toutes les déductions réelles. Prochaine échéance : si seule une erreur de barème est en cause, le nouveau calcul se demande jusqu'au 31 mars 2027 pour les revenus 2026. Cette date ne sert pas à ajouter un pilier 3a. Elle n'est pas non plus le délai cantonal de la déclaration ordinaire.
- TOU obligatoire. Ce que je vérifie : un revenu brut d'activité dépendante d'au moins 120 000 CHF (converti sur douze mois si l'année est incomplète), d'autres revenus non soumis à la source, ou une fortune imposable selon le canton. Prochaine échéance : pour les revenus 2026, annoncer la situation et demander les formulaires au plus tard le 31 mars 2027. Le délai de remise de la déclaration elle-même reste celui du canton.
- TOU demandée pour déduire le 3a. Ce que je vérifie : le versement au pilier 3a a été fait pendant l'année, et je ne suis pas déjà en TOU obligatoire ni en déclaration ordinaire. Prochaine échéance : demande au plus tard le 31 mars 2027 pour les revenus 2026. C'est un délai de péremption, non prolongeable (art. 89a al. 3 LIFD). Il est distinct du délai cantonal de dépôt de la déclaration. Une TOU peut aussi aboutir à un supplément d'impôt.
- Déclaration ordinaire. Ce que je vérifie : la nationalité suisse ou un permis C, pour moi ou pour le conjoint qui vit en ménage commun, ce qui écarte l'impôt à la source (art. 83 al. 2 LIFD). Prochaine échéance : le délai de remise fixé par le canton de domicile. Une prolongation, lorsqu'elle existe, se demande à cette administration. Le 31 mars 2027 ne remplace pas cette date cantonale.
Quand un nouvel arrivant devient-il imposable en Suisse ?
Le point de départ n'est pas la remise de la carte de séjour. C'est le domicile fiscal, ou, à défaut, un séjour qui atteint les durées de la LIFD. Le tableau en fin de section reprend le mode de perception, après le choix de profil.
Une personne a son domicile en Suisse au regard du droit fiscal lorsqu'elle y réside avec l'intention de s'y établir durablement, ou lorsqu'elle y a un domicile légal spécial (art. 3 al. 2 LIFD). L'annonce à la commune est un indice. Elle ne remplace pas cet examen. Le séjour, subsidiaire, est constitué lorsque la personne réside en Suisse sans interruption notable pendant 30 jours au moins et y exerce une activité lucrative, ou pendant 90 jours au moins sans activité (art. 3 al. 3 LIFD).
Deux exceptions comptent pour ne pas élargir la règle. La personne qui a conservé son domicile à l'étranger et qui réside en Suisse uniquement pour fréquenter un établissement d'instruction, ou pour se faire soigner dans un établissement, n'y est ni domiciliée ni en séjour au sens de cet article (art. 3 al. 4 LIFD). Une personne domiciliée à l'étranger qui vient seulement travailler en Suisse, sans y transférer son domicile, relève en principe de l'impôt à la source des travailleurs non résidents (art. 91 LIFD), pas du régime décrit ici.
L'assujettissement fondé sur le rattachement personnel est illimité. Il ne s'étend toutefois pas aux entreprises, aux établissements stables et aux immeubles situés à l'étranger (art. 6 al. 1 LIFD). Les conventions contre les doubles impositions restent réservées. Un revenu de source étrangère peut donc devoir figurer dans la déclaration, parfois seulement pour déterminer le taux. L'impôt fédéral direct des personnes physiques porte sur le revenu. L'impôt sur la fortune est cantonal et communal. La LHID harmonise ces impôts directs, sans publier un taux unique pour tous les cantons.
- Domicile : résidence avec l'intention de s'établir durablement.
- Séjour : 30 jours avec activité lucrative, ou 90 jours sans, sans interruption notable.
- Début : le jour de la prise de domicile ou du début du séjour (art. 8 LIFD).
- Instruction ou soins, domicile conservé à l'étranger : pas d'assujettissement illimité selon l'art. 3 al. 4.
| Situation | Mode usuel | Point de timing |
|---|---|---|
| Travailleur sans permis C, domicile ou séjour fiscal en Suisse | Impôt à la source sur le revenu de l'activité dépendante (art. 83 LIFD). | La retenue ne vaut pas déclaration complète. Pour les revenus 2026, une TOU se demande jusqu'au 31 mars 2027. Ce n'est pas le délai cantonal de la déclaration ordinaire. |
| Revenu brut d'activité dépendante d'au moins 120 000 CHF | TOU obligatoire, selon le dossier AFC (état au 1er janvier 2025). Les salaires des époux ne s'additionnent pas pour ce seuil. | Si l'année est incomplète, le seuil se calcule en convertissant les revenus périodiques sur douze mois. |
| Nationalité suisse ou permis C, ou conjoint dans ce cas | Pas d'impôt à la source sur le couple qui vit en ménage commun (art. 83 al. 2 LIFD). Déclaration ordinaire. | Délai de dépôt fixé par le canton. Une prolongation se demande à l'administration du domicile. Le 31 mars 2027 ne remplace pas cette date. |
| Autres revenus, ou fortune imposable au sens du canton | TOU également, selon le dossier AFC. Exemples cités : activité indépendante, pensions alimentaires, revenus mobiliers ou immobiliers. | Pour les revenus 2026, demander les formulaires à l'administration compétente avant le 31 mars 2027. |
Voir aussi : guide prévoyance·documents pour le permis B
Repères pour une personne qui transfère son domicile en Suisse. Le dossier du canton de domicile fait foi. Une personne domiciliée à l'étranger qui travaille en Suisse relève d'un autre régime (art. 91 LIFD). Sources : LIFD, art. 3, 6, 8, 83 et 89. Dossier AFC, état au 1er janvier 2025.
Impôt à la source ou déclaration : que change le permis ?
Le permis ne crée pas l'impôt. Il oriente la façon de le percevoir, pour un travailleur qui a son domicile ou son séjour fiscal en Suisse.
Les travailleurs sans permis d'établissement (permis C) qui sont domiciliés ou en séjour en Suisse sont soumis à un impôt à la source sur le revenu de leur activité lucrative dépendante (art. 83 al. 1 LIFD). L'employeur retient l'impôt. Le barème tient compte de frais professionnels et de primes d'assurance sous forme de forfaits, ainsi que des déductions pour charges de famille (art. 85 al. 2 LIFD). Ce forfait n'est pas une liste de vos déductions réelles.
Les époux qui vivent en ménage commun ne sont pas soumis à l'impôt à la source si l'un d'eux a la nationalité suisse ou un permis d'établissement (art. 83 al. 2 LIFD). Le dossier AFC précise aussi le passage : l'obtention du permis C ou de la nationalité suisse, ou le mariage avec une personne domiciliée en Suisse qui a ce statut, libère de la retenue à partir du mois suivant. Le retour à la source, par exemple après un divorce si la personne n'a elle-même ni permis C ni nationalité suisse, entraîne une taxation ordinaire ultérieure pour toute la période fiscale.
Deux voies corrigent la retenue, et elles ne servent pas à la même chose. Le nouveau calcul, jusqu'au 31 mars de l'année suivante, vise une erreur de salaire brut, de revenu déterminant le taux, de barème, ou une contestation de l'assujettissement. Il se renouvelle chaque année. Le dossier AFC indique qu'aucune déduction supplémentaire, par exemple un rachat dans la caisse de pension ou des cotisations au pilier 3a, ne peut être demandée dans ce nouveau calcul. Ces déductions passent par la taxation ordinaire ultérieure, ou par la déclaration ordinaire si vous n'êtes pas à la source.
| Démarche | À quoi elle sert | Délai cité par l'AFC |
|---|---|---|
| Rester à la source | L'employeur retient l'impôt selon le barème | Pas une déclaration de toutes les déductions |
| Nouveau calcul | Corriger le salaire, le taux, le barème, ou contester l'assujettissement | Revenus 2026 : 31 mars 2027, à renouveler. Pas le 3a ni le rachat LPP. Distinct du délai cantonal de déclaration |
| TOU obligatoire | Revenu brut d'activité dépendante d'au moins 120 000 CHF, ou autres revenus, ou fortune imposable au sens du canton | Déclaration complète. Pour les revenus 2026, formulaires à demander avant le 31 mars 2027 si des revenus supplémentaires existent |
| TOU sur demande | Faire valoir des déductions hors forfait, dont le 3a et le rachat | Revenus 2026 : 31 mars 2027, délai de péremption. Distinct du délai cantonal. Elle court ensuite jusqu'à la fin de l'assujettissement à la source |
Voir aussi : page prévoyance
Sources : LIFD, art. 83, 85, 89 et 89a. Dossier AFC « Imposition à la source », état de la législation au 1er janvier 2025. Le seuil de 120 000 CHF est celui de ce dossier, pas un taux d'impôt.
Que faut-il déclarer l'année de l'arrivée, et avant quelle date ?
L'année civile est la période fiscale (art. 40 al. 1 LIFD). Si vous n'êtes assujetti qu'une partie de l'année, l'impôt fédéral direct porte sur les revenus obtenus pendant cette partie.
Pour les revenus à caractère périodique, le taux se détermine sur un revenu calculé sur douze mois. Les revenus non périodiques sont soumis à l'impôt de l'année, mais ils ne sont pas convertis en revenu annuel pour le taux (art. 40 al. 3 LIFD). Concrètement, un salaire de quelques mois n'est pas imposé comme s'il représentait le revenu d'une année entière, mais le taux applicable à ce salaire périodique se calcule sur une base annualisée. Les revenus obtenus avant le jour de début d'assujettissement (art. 8) ne font pas partie de cette base. Ils peuvent toutefois influencer le taux lorsque la loi ou une convention le prévoit. Ce tri se fait sur la déclaration, pas dans un barème unique.
Il n'existe pas de date fédérale unique pour déposer la déclaration ordinaire. Chaque canton publie la sienne, et une prolongation se demande à l'administration du domicile. Le 31 mars dont parle l'AFC est un autre délai : celui de la demande de TOU, ou de la demande de formulaires lorsque des revenus ne sont pas soumis à la source. L'art. 89a al. 3 LIFD en fait un délai de péremption. Une demande tardive n'est pas examinée. En cas de départ de Suisse, la TOU sur demande doit être déposée au moment de la déclaration de départ.
La TOU n'est pas un geste anodin, et elle n'est pas automatiquement favorable. Vous déclarez l'ensemble des revenus et, pour les impôts cantonal et communal, la fortune. L'impôt déjà retenu est imputé sans intérêt (art. 89 al. 6 LIFD). Le solde peut être une restitution ou un montant encore dû, selon le résultat. Une fois la TOU appliquée, elle court jusqu'à la fin de l'assujettissement à la source (art. 89 al. 5 LIFD). Dans une partie des cantons, un impôt ecclésiastique s'ajoute. Son existence et une éventuelle dispense se vérifient auprès du canton. Le canton de Vaud publie ses démarches sur son site. Les autres cantons, dont Genève, publient les leurs : la page d'un canton ne vaut pas pour un autre.
Exemple, et non un calcul d'impôt dû. Une personne arrive en juillet 2026, avec un permis B, un salaire mensuel de 8 000 CHF et un versement au pilier 3a. Si ce salaire est versé pour chacun des mois de juillet à décembre, le salaire brut touché en Suisse sur la période est de 48 000 CHF. Ce chiffre est une somme de salaires, pas un impôt.
La retenue à la source ne se calcule pas comme si ces 48 000 CHF étaient le revenu d'une année entière. Pour un revenu périodique, le taux se détermine sur une base ramenée à douze mois (art. 40 al. 3 LIFD). Un salaire mensuel de 8 000 CHF ramené sur douze mois représente 96 000 CHF de salaire, sous le seuil de 120 000 CHF du dossier AFC, sans que ce texte en tire un taux ni un montant d'impôt. Les revenus d'avant l'arrivée ne font pas partie de cette base.
Avant le 31 mars 2027, la démarche à examiner est une demande de taxation ordinaire ultérieure, si le versement au 3a doit être déduit et si aucune TOU obligatoire ne s'applique déjà. Cette date est le délai fédéral de la demande (art. 89a al. 3 LIFD et page AFC). Elle n'est pas le délai cantonal de remise de la déclaration ordinaire. Une TOU peut aussi aboutir à un supplément d'impôt : l'impôt déjà retenu est imputé, et le solde peut rester dû.
- Base : revenus de la période d'assujettissement, pas automatiquement toute l'année civile passée à l'étranger.
- Taux : revenus périodiques convertis sur douze mois (art. 40 al. 3 LIFD). Aucun impôt n'est chiffré ici.
- Revenus 2026 : 31 mars 2027 pour la demande de TOU, pas le délai de déclaration du canton.
- TOU : déclaration complète, retenue imputée, supplément possible, suite possible les années suivantes.
| Repère de l'exemple | Donnée, pas un impôt dû |
|---|---|
| Arrivée | Juillet 2026, permis B |
| Salaire mensuel | 8 000 CHF |
| Salaire brut juillet à décembre | 48 000 CHF, si chaque mois est payé intégralement |
| Salaire périodique ramené sur douze mois | 96 000 CHF, pour la logique du taux et du seuil. Ce n'est pas l'impôt |
| Versement | Pilier 3a pendant l'année 2026 |
| Démarche à examiner | Demande de TOU avant le 31 mars 2027, si la déduction du 3a doit être faite valoir |
| Ce que l'exemple ne dit pas | Aucun montant d'impôt, aucune économie fixe. Une TOU peut augmenter l'impôt |
Sources : LIFD, art. 8, 40, 89 et 89a. Page AFC sur l'impôt à la source. Page impôts du canton de Vaud, à titre d'exemple de guichet cantonal. L'exemple additionne des salaires indiqués. Il ne calcule pas un impôt.
J'ai un compte, un appartement ou un terrain à l'étranger : que dois-je annoncer ?
Trois questions distinctes : faut-il déclarer le bien, sert-il à fixer le taux, et déclenche-t-il une TOU. La réponse n'est pas la même pour un compte et pour un immeuble, et le détail dépend du canton.
Obligation de déclaration. Une personne domiciliée en Suisse au regard du droit fiscal est en principe assujettie sur l'ensemble de ses éléments, avec une réserve importante : cet assujettissement ne s'étend pas aux entreprises, aux établissements stables et aux immeubles situés à l'étranger (art. 6 al. 1 LIFD). Un appartement ou un terrain à l'étranger se signale donc, même s'il ne fait pas partie de la base imposable suisse. Un compte à l'étranger n'entre pas dans cette réserve : les avoirs mobiliers et les revenus qu'ils produisent se déclarent en principe dans la base, sous réserve d'une convention contre les doubles impositions. L'art. 6 al. 3 LIFD réserve ces conventions. Le formulaire du canton de domicile indique les rubriques.
Prise en compte pour le taux. Quand l'assujettissement n'est que partiel, l'art. 7 al. 1 LIFD applique le taux auquel le revenu serait imposé si tous les éléments étaient imposables en Suisse. Un immeuble à l'étranger, exclu de la base par l'art. 6 al. 1, peut donc quand même peser sur le taux du revenu imposable en Suisse. Un compte à l'étranger relève d'une autre logique : il est en principe dans la base elle-même, pas seulement dans le taux. Aucun de ces deux cas ne se traduit ici par un pourcentage d'impôt.
Conditions de TOU. Si vous êtes imposé à la source, des revenus qui ne sont pas soumis à cette retenue, ou une fortune imposable selon le droit cantonal, peuvent rendre la TOU obligatoire (art. 89 LIFD et dossier AFC). Un compte, un loyer ou une valeur locative à l'étranger peut entrer dans ce cadre, selon ce que le canton qualifie de revenu ou de fortune. À Genève, pour une personne qui habite en Suisse et qui est imposée à la source, la page cantonale range parmi les cas de TOU obligatoire le fait d'être propriétaire d'un bien immobilier, sans limiter cette phrase aux immeubles sis dans le canton. Une autre page genevoise précise qu'un bien situé à l'étranger n'est pas imposé à Genève, mais que sa valeur fiscale et son revenu servent à fixer le barème. Cet exemple est celui de Genève. Il ne se transpose pas tel quel aux autres cantons : le détail se vérifie auprès du canton de domicile.
- Compte à l'étranger : en principe dans la déclaration et dans la base, conventions réservées.
- Appartement ou terrain à l'étranger : à déclarer, hors de la base suisse (art. 6 al. 1), mais pris en compte pour le taux (art. 7 al. 1).
- TOU : possible si ces éléments sont des revenus hors retenue ou une fortune imposable selon le canton.
- Genève : exemple cantonal, pas une règle pour tous les cantons.
Sources : LIFD, art. 6 et 7, Fedlex, état au 1er janvier 2026. Dossier AFC « Imposition à la source ». Genève : page « Quand demander ou annoncer une taxation ordinaire ultérieure » et page « L'impôt des propriétaires immobiliers ».
Un versement au pilier 3a réduit-il l'impôt dès la première année ?
Il peut réduire le revenu imposable, pas l'impôt d'un montant annoncé d'avance. Encore faut-il être au régime qui admet la déduction, et avoir versé pendant l'année.
L'art. 33 al. 1 let. e LIFD permet de déduire les cotisations versées en vue de droits dans une forme reconnue de prévoyance individuelle liée. Le Conseil fédéral fixe la mesure de cette déduction. Pour 2026, l'AFC publie 7 258 CHF pour les contribuables avec un 2e pilier, et 36 288 CHF pour ceux sans 2e pilier. Les instructions de déclaration 2026 précisent le second plafond : jusqu'à 20 % du revenu de l'activité lucrative, au maximum 36 288 CHF. Ces montants sont aussi des limites de versement. Seules les cotisations effectivement versées en 2026 sont déductibles pour cette période, avec l'attestation de la fondation bancaire ou de l'institution d'assurance. Un versement supérieur au plafond n'est pas déductible pour le surplus.
Si vous restez uniquement à l'impôt à la source, cette déduction ne s'ajoute pas toute seule. À défaut de TOU sur demande, l'impôt à la source se substitue à l'impôt fédéral direct sur le revenu de l'activité lucrative, et aucune déduction ultérieure supplémentaire n'est accordée (art. 89a al. 4 LIFD). Le dossier AFC le dit pour le pilier 3a : le nouveau calcul ne sert pas à cela. La TOU sur demande, jusqu'au 31 mars de l'année suivante, ou la déclaration ordinaire si vous n'êtes pas à la source, est la voie pour faire valoir le versement. L'effet en francs dépend ensuite du canton, du revenu, de la situation familiale et des autres déductions. Il n'y a pas d'économie d'impôt fixe à annoncer.
Les instructions AFC 2026 ouvrent aussi, dès la période fiscale 2026, un rachat de lacunes de pilier 3a apparues à partir du 1er janvier 2025. Il est déductible seulement si la personne pouvait cotiser l'année du rachat et a déjà versé le maximum ordinaire de cette année, si elle pouvait cotiser les années de lacune sans avoir versé le maximum, et si elle n'a encore touché aucune prestation de vieillesse du 3a. Le rachat ne peut pas dépasser la somme des lacunes des dix années précédentes, au plus tôt depuis le 1er janvier 2025, ni dépasser 7 258 CHF, et une lacune annuelle ne se comble qu'une fois. Une première année en Suisse ne crée pas, à elle seule, une lacune sur des années passées à l'étranger : il fallait déjà être autorisé à cotiser. Le détail des formes de 3a et de 3b est sur la page pilier 3a et 3b. Le 3b n'est pas ce plafond.
- 2026, avec 2e pilier : 7 258 CHF (AFC).
- 2026, sans 2e pilier : 20 % du revenu de l'activité, au plus 36 288 CHF.
- À la source : la déduction du 3a passe par une TOU ou par la déclaration ordinaire, pas par le nouveau calcul.
- Rachat de lacune 3a : conditions AFC 2026, pas un droit automatique à l'arrivée.
Voir aussi : pilier 3a et 3b·guide prévoyance
Sources : AFC, déductions maximales du pilier 3a, et instructions de déclaration 2026 (formule 2a). LIFD, art. 33 al. 1 let. e et art. 89a.
Un rachat du 2e pilier est-il déductible pour un nouvel arrivant ?
Un rachat admis par la caisse peut être déduit du revenu. Il n'a pas le plafond annuel du 3a, et il n'a pas non plus d'économie garantie.
L'art. 33 al. 1 let. d LIFD déduit les primes, cotisations et montants légaux, statutaires ou réglementaires versés à des institutions de prévoyance professionnelle. Un rachat entre dans cette logique lorsqu'il est admis. Le montant possible n'est pas un forfait fédéral publié comme le 3a : c'est la lacune que la caisse indique, dans la limite des prestations réglementaires. Ce maximum réglementaire reste le cadre général. Les années travaillées à l'étranger ne se transfèrent pas automatiquement dans la caisse suisse. Sans lacune calculée, il n'y a pas de rachat à déduire. Le cadre de l'affiliation est sur la page 2e pilier (LPP).
Pour une personne qui arrive de l'étranger et qui n'a jamais été affiliée à une institution de prévoyance en Suisse, l'art. 60b al. 1 OPP 2 ajoute une limite pendant les cinq premières années. La somme de rachat annuelle ne doit pas dépasser, pendant les cinq années qui suivent l'entrée dans l'institution de prévoyance suisse, 20 % du salaire assuré tel qu'il est défini par le règlement. Après l'échéance de ces cinq ans, l'institution de prévoyance doit permettre à l'assuré qui n'aurait pas encore racheté la totalité des prestations réglementaires de procéder à ce rachat. Des cas particuliers existent dans le même article. L'al. 2 écarte cette limite de 20 % lorsque l'assuré fait transférer directement, d'un système étranger de prévoyance professionnelle vers une institution suisse, des droits ou des avoirs acquis à l'étranger, si l'institution suisse admet ce transfert et si aucune déduction d'impôt direct n'est demandée pour ce transfert. Aucune autre exception n'est décrite ici.
Le timing compte autant que le montant. L'art. 79b al. 3 LPP prévoit que les prestations résultant d'un rachat ne peuvent pas être versées sous forme de capital avant un délai de trois ans. Un versement en capital dans ce délai peut remettre en cause la déduction fiscale. Il faut aussi vérifier, auprès de la caisse, si un retrait antérieur pour le logement doit d'abord être remboursé avant un nouveau rachat. Ces points se règlent avant le versement, pas après la taxation.
Comme pour le 3a, un salarié imposé seulement à la source ne fait pas passer le rachat par un simple nouveau calcul. Le dossier AFC range le rachat dans les déductions qui relèvent de la TOU. Si la TOU ou la déclaration ordinaire s'applique, le versement de l'année peut être déduit dans la mesure acceptée par l'administration. À la sortie, les instructions AFC 2026 indiquent que les prestations en capital de la prévoyance sont imposées séparément des autres revenus, à l'impôt fédéral direct, à un taux représentant le cinquième des barèmes. Le canton applique ses propres règles. Ce n'est pas un montant en francs identique pour chaque dossier. Aucun de ces leviers ne s'additionne en une économie promise : le résultat dépend du canton, du revenu et de la situation.
| Levier | Plafond publié | Condition pratique à l'arrivée |
|---|---|---|
| Pilier 3a, avec 2e pilier | 7 258 CHF en 2026 (AFC) | Versement effectif dans l'année, et régime qui admet la déduction (déclaration ou TOU) |
| Pilier 3a, sans 2e pilier | 20 % du revenu d'activité, max. 36 288 CHF | Même exigence de versement et de régime fiscal |
| Rachat LPP | Pas de plafond du type 3a. Maximum réglementaire de la caisse. En principe 20 % du salaire assuré par an pendant cinq ans si la personne arrive de l'étranger et n'a jamais été affiliée en Suisse (art. 60b al. 1 OPP 2) | Lacune réelle, transfert d'avoirs étrangers seulement dans les cas de l'art. 60b al. 2, délai de trois ans sur le capital (art. 79b al. 3 LPP), TOU ou déclaration si vous êtes à la source |
Voir aussi : 2e pilier et rachat·3e pilier
Sources : LIFD, art. 33 al. 1 let. d. OPP 2, art. 60b, Fedlex, état au 1er août 2026. LPP, art. 79b al. 3. Instructions AFC 2026 sur les prestations en capital. Dossier AFC sur l'impôt à la source.
Source officielle
AFC : impôt à la source et plafonds du pilier 3a
L'Administration fédérale des contributions publie le cadre de l'impôt à la source, le délai du 31 mars pour la demande de taxation ordinaire ultérieure, le seuil de son dossier (120 000 CHF, état au 1er janvier 2025) et les déductions maximales du pilier 3a. La LIFD, sur Fedlex, fixe le domicile, le séjour et ce délai de péremption. Pour les revenus 2026, cette date est le 31 mars 2027. Le canton de domicile reste compétent pour la taxation et pour le délai de la déclaration ordinaire.
Consulter la page AFC sur l'impôt à la source →Questions fréquentes
FAQ : impôts du nouvel arrivant en Suisse
À partir de quand un nouvel arrivant paie-t-il des impôts en Suisse ?
L'assujettissement débute le jour où la personne prend son domicile fiscal en Suisse ou y commence un séjour au sens de la LIFD. Le domicile, c'est la résidence avec l'intention de s'établir durablement. Le séjour, c'est au moins 30 jours avec une activité lucrative, ou 90 jours sans activité, sans interruption notable. La carte de séjour peut arriver plus tard : ce n'est pas elle qui fixe le jour de début.
Un permis B implique-t-il toujours l'impôt à la source ?
En principe oui pour un travailleur sans permis C qui est domicilié ou en séjour en Suisse : l'art. 83 LIFD soumet à la source le revenu de l'activité dépendante. L'exception fréquente est le ménage commun avec un conjoint de nationalité suisse ou au bénéfice d'un permis C : le couple n'est alors pas soumis à la source. Une personne domiciliée à l'étranger n'est pas dans ce même article.
Le 31 mars est-il le délai de déclaration dans tous les cantons ?
Non. Pour les revenus 2026, le 31 mars 2027 est le délai de péremption de la demande de taxation ordinaire ultérieure, fixé par l'art. 89a LIFD et rappelé par l'AFC. Le délai pour déposer la déclaration ordinaire est fixé par le canton de domicile. Une prolongation, lorsqu'elle existe, se demande à cette administration, pas à l'AFC.
Le pilier 3a est-il déductible si l'impôt est déjà retenu sur le salaire ?
Pas automatiquement. Le barème de l'impôt à la source intègre des forfaits, et le nouveau calcul ne sert pas à ajouter un pilier 3a ou un rachat LPP. Pour faire valoir un versement 2026, il faut une taxation ordinaire ultérieure demandée au plus tard le 31 mars 2027, ou une déclaration ordinaire si vous n'êtes pas à la source. L'effet en francs dépend du canton, du revenu et de la situation. Une TOU peut aussi aboutir à un supplément d'impôt.
Un rachat LPP garantit-il une économie d'impôt ?
Non. Un rachat admis par la caisse peut être déduit du revenu imposable, sans le plafond annuel du pilier 3a, mais aucune économie en francs n'est garantie. Pour une personne qui arrive de l'étranger et n'a jamais été affiliée à une institution de prévoyance suisse, le rachat annuel ne doit pas dépasser 20 % du salaire assuré pendant cinq ans (art. 60b al. 1 OPP 2), dans le maximum réglementaire de la caisse. Un versement en capital dans les trois ans peut remettre en cause la déduction, selon l'art. 79b al. 3 LPP.
Faut-il déclarer en Suisse les revenus gagnés à l'étranger avant l'arrivée ?
Les revenus obtenus avant le début de l'assujettissement ne font en principe pas partie de la base imposable de cette période. Ils peuvent toutefois jouer sur le taux lorsque la loi ou une convention contre les doubles impositions le prévoit. La déclaration du canton, et non un montant forfaitaire, tranche ce point.
La TOU est-elle toujours plus favorable que l'impôt à la source ?
Non. La taxation ordinaire ultérieure remplace la retenue par une déclaration de l'ensemble des revenus et, au niveau cantonal, de la fortune. L'impôt déjà retenu est imputé sans intérêt. Le solde peut être rendu ou encore dû. Une fois la TOU appliquée, elle continue jusqu'à la fin de l'assujettissement à la source.
Sources
- Fedlex : loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (LIFD) ↗
- Fedlex : loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs (LHID) ↗
- Fedlex : loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) ↗
- Fedlex : ordonnance sur la prévoyance professionnelle (OPP 2), art. 60b ↗
- AFC : impôt à la source ↗
- AFC : dossier Imposition à la source (état au 1er janvier 2025) ↗
- AFC : déductions maximales du pilier 3a ↗
- AFC : instructions de déclaration des personnes physiques 2026 (formule 2a) ↗
- Canton de Vaud : les impôts ↗
- Genève : quand demander ou annoncer une taxation ordinaire ultérieure ↗
- Genève : impôt des propriétaires immobiliers ↗
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